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On fera avec : quand la tragédie tourne au drame, le spectateur rit au larme

today28 octobre 2026

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On fera avec : la compagnie Poqueline propose une comédie délirante sur le théâtre amateur et une parodie étonnante du plus célèbre des textes de Shakespeare.

On veut qu’il parte, on va être franc, doux mais franc.

On fera avec , c’est l’histoire d’une troupe de théâtre amateur qui a l’envie de monter Roméo et Juliette, spectacle trop ambitieux pour elle. Lorsque que la troupe doit annoncer à l’un des comédiens qu’il va devoir les quitter mais qu’un évènement l’en empêche, les choses vont d’autant plus se compliquer. Plus le choix, il va falloir faire avec. Ajouter à cela une équipe en sous effectif et aux désaccords nombreux et vous obtenez un cocktail explosif et rocambolesque de gags en tout genre.

Le théâtre dans tout ses états

Le spectacle nous plonge dans l’univers du théâtre amateur, si proche et si loin du théâtre professionnel. On retrouve, au sein de cette histoire, un véritable « sentiment de théâtre ». Dès l’ouverture de la pièce, on retrouve cette ambiance de salle municipale avec ses fameuses chaises d’écoliers, qui replongerait n’importe qui dans ses souvenirs de premiers cours de théâtre. Ensuite viendront les décors et les costumes de leur tentative de Shakespeare, volontairement fait de bric et de broc, ajoutant une nouvelle couche à cet aspect amateur si bien réussi.

Ce qui se dégage de ce spectacle, c’est l’amour pour le théâtre. L’écriture de Tristan Cottin et Valentine Lebrun, porte un regard sans jugement sur ces personnages emmanchés, qui, malgré les conflits, n’ont qu’une envie : faire du théâtre. La compagnie Poqueline est une vraie famille et ça se sent, ils jouent entre eux, on les voit aimer se haïr et s’amuser à nous dépeindre cette ribambelle de personnages singuliers.

Il va mal le prendre tu penses ?

Comédie déjantée et parodie d’un classique

Ce que veut cette troupe, c’est monter Roméo et Juliette. C’est alors, avec un extrême plaisir que nous assistons au fruit de leur travail. Juliette n’aime pas Roméo, il n’y a que quatre comédiens pour jouer tous les rôles, le décor se casse la figure… Bref, c’est avec une grande difficulté pour eux et un moment de pur bonheur pour le public que cette troupe survole l’intégralité d’une des œuvres les plus célèbres du plus célèbre dramaturge anglais.

Ainsi, le tout est un enchainement de blagues et de quiproquos. Les personnages sont haut en couleurs et leurs relations, parfois tendues, sont un délice à observer. Ils n’y arriveront pas, c’est couru d’avance, et pourtant, on veut croire en leur projet. Le spectacle alterne habilement entre les moments de vie de la troupe et leur tentative de répéter leur pièce. Le tout se mêlant parfois et offrant une avalanche de bourdes et de situations improbables.

Vous voyez, si vous m’aviez fait ça dès le début, on aurait fait un spectacle magnifique.

On fera avec

par la Compagnie Poqueline

mise en scène par Valentine Lebrun

écrit par Tristan Cottin et Valentine Lebrun

Avec :

Sébastien Ory en alternance avec Charles Perinel-Fichet, Betty Pelissou,

Anaïs Richez, Johan Schies et Valentine Lebrun

 

Du 22 octobre au 8 novembre, les jeudi, vendredi, samedi et dimanche, à 21h, au Théâtre du Chariot, Paris (11e)

Écrit par: Romain Leonhardt


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